Les 6 catégories de risques SST : quels équipements prévoir en 2026?
Les six catégories de risques SST : quels équipements d’urgence prévoir pour chacune en 2026?
Risques chimiques, biologiques, physiques, ergonomiques, psychosociaux et liés à la sécurité : votre entreprise possède-t-elle réellement les bons équipements pour intervenir en cas d’urgence?
En matière de santé et sécurité du travail (SST), posséder une trousse de premiers soins ne suffit pas toujours. Une éclaboussure de produit corrosif, une chute de hauteur, une hémorragie importante ou un malaise cardiaque nécessitent des interventions et des équipements très différents.
Au Québec, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) utilise six grandes catégories pour faciliter l'identification des risques professionnels. Cette classification permet aux employeurs de mieux comprendre les dangers présents dans leur établissement et d'adapter leurs mesures de prévention.
En 2026, une bonne préparation aux situations d'urgence repose sur trois éléments essentiels : identifier les dangers, prévoir les équipements appropriés et former les travailleurs à leur utilisation.
Découvrez les six catégories de risques SST, leurs conséquences possibles et les équipements de premiers secours à envisager pour chacune.
1. Les risques chimiques : protéger les travailleurs contre les substances dangereuses
Les risques chimiques concernent l'exposition à des produits susceptibles de provoquer des blessures ou des problèmes de santé par inhalation, ingestion, contact cutané ou projection dans les yeux.
Ils sont notamment présents dans les garages mécaniques, les laboratoires, les entreprises manufacturières, les services d'entretien et les industries utilisant des produits corrosifs.
Exemples de dangers :
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Éclaboussures d'acide ou de produits alcalins.
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Contact avec des solvants ou des produits de nettoyage concentrés.
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Inhalation de vapeurs toxiques.
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Déversement accidentel de substances dangereuses.
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Brûlures chimiques aux yeux ou à la peau.
Quels équipements d'urgence prévoir?
Les équipements doivent être sélectionnés selon les substances utilisées, leurs fiches de données de sécurité (FDS) et les conditions d'exposition.
Les principaux équipements à considérer sont :
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Une douche oculaire d'urgence.
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Une douche de sécurité corporelle lorsque nécessaire.
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Des bouteilles de solution de rinçage oculaire pour commencer rapidement l'irrigation.
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Des gants résistants aux substances manipulées.
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Des lunettes de protection chimique et des écrans faciaux adaptés.
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Une trousse de premiers soins accessible.
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Une trousse de confinement des déversements compatible avec les produits présents.
Attention : une bouteille de rinçage oculaire portative ne remplace pas une douche oculaire d'urgence lorsqu'une installation permanente est nécessaire. Elle constitue plutôt un équipement complémentaire permettant de commencer rapidement le rinçage.
En cas de projection chimique dans les yeux, il faut commencer immédiatement un rinçage abondant, suivre les indications applicables de la FDS et obtenir une évaluation médicale urgente. Il ne faut pas tenter de neutraliser un produit chimique avec un autre.
Au Québec, les articles 75 et 76 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail encadrent notamment les installations de douches et de douches oculaires d'urgence.
2. Les risques biologiques : prévenir les infections et les contaminations
Les risques biologiques correspondent à l'exposition à des agents infectieux ou à des matières biologiques susceptibles de transmettre une maladie.
Ils concernent particulièrement les établissements de santé, les services de garde, les écoles, les entreprises d'entretien sanitaire, les laboratoires et les travailleurs en contact avec des animaux.
Cependant, ils peuvent également être présents dans n'importe quelle entreprise lorsqu'un secouriste intervient auprès d'une personne blessée.
Exemples de dangers :
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Contact avec du sang ou d'autres liquides biologiques.
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Exposition à des bactéries, virus ou champignons.
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Piqûres accidentelles avec des objets contaminés.
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Morsures d'animaux.
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Présence de tiques et d'autres vecteurs de maladies.
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Contamination lors du nettoyage d'une surface souillée.
Quels équipements d'urgence prévoir?
Une entreprise exposée à des risques biologiques devrait notamment considérer :
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Des gants d'examen jetables en nitrile.
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Des masques de protection adaptés à l'exposition.
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Des lunettes de protection ou des écrans faciaux.
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Des solutions hydroalcooliques et des installations de lavage des mains.
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Des compresses et des pansements stériles.
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Des sacs destinés aux déchets biologiques, selon les matières à éliminer.
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Des contenants rigides pour les objets piquants ou tranchants contaminés, lorsque nécessaires.
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Du matériel de désinfection approprié.
Pour les secouristes, les dispositifs de protection lors de la réanimation, comme les masques de poche avec valve unidirectionnelle, peuvent également être pertinents.
La prévention repose avant tout sur les bonnes pratiques d'hygiène, les précautions contre les contacts avec le sang et les procédures de nettoyage et de désinfection.
En cas d'exposition accidentelle à une matière biologique potentiellement infectieuse, le travailleur doit suivre immédiatement le protocole établi et obtenir une évaluation médicale appropriée.
3. Les risques physiques : chaleur, froid, bruit, rayonnement et autres expositions
Les risques physiques regroupent plusieurs facteurs environnementaux pouvant affecter la santé des travailleurs.
Ils comprennent notamment le bruit, les vibrations, les températures extrêmes, les rayonnements et certaines conditions physiques du milieu de travail.
Ces risques sont particulièrement présents dans les secteurs de la construction, de la foresterie, de la transformation industrielle, de la restauration et du travail extérieur.
Exemples de dangers :
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Coup de chaleur pendant une période de canicule.
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Hypothermie lors de travaux hivernaux.
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Exposition prolongée à des niveaux sonores élevés.
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Vibrations produites par des outils mécaniques.
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Exposition à des rayonnements.
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Brûlures thermiques.
Quels équipements d'urgence prévoir?
Le matériel varie considérablement selon la nature de l'exposition.
Pour les environnements chauds, les équipements pertinents comprennent :
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Une réserve d'eau potable facilement accessible.
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Des moyens de refroidissement rapide.
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Des compresses froides et des sacs réfrigérants.
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Un espace frais permettant de mettre un travailleur à l'abri de la chaleur.
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Un système de communication pour joindre rapidement les services d'urgence.
Pour les environnements froids :
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Des couvertures isolantes.
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Des vêtements de rechange secs.
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Un abri chauffé.
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Du matériel permettant de protéger une victime contre les pertes de chaleur.
Pour les activités comportant des risques de brûlures, des pansements adaptés et des moyens de refroidissement à l'eau peuvent également être prévus.
Il importe toutefois de distinguer les équipements de prévention des équipements d'urgence. Par exemple, les protecteurs auditifs réduisent l'exposition au bruit, mais ne constituent pas un traitement d'urgence contre une lésion auditive.
Point important : un coup de chaleur constitue une urgence médicale. En présence de signes évocateurs, il faut appeler le 911 et entreprendre rapidement le refroidissement de la personne. Il ne faut pas attendre l'arrivée des ambulanciers pour commencer les mesures de refroidissement appropriées.
4. Les risques ergonomiques : prévenir les blessures musculaires et articulaires
Les risques ergonomiques sont souvent moins visibles que les autres dangers professionnels. Pourtant, ils peuvent entraîner des blessures importantes, particulièrement lorsqu'un travailleur effectue des mouvements répétitifs ou manipule régulièrement des charges.
Ils concernent autant les employés de bureau que les travailleurs d'entrepôt, les préposés aux bénéficiaires, les manutentionnaires et les employés du secteur manufacturier.
Exemples de dangers :
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Soulèvement de charges lourdes.
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Mouvements répétitifs.
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Postures contraignantes ou prolongées.
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Utilisation d'outils mal adaptés.
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Efforts physiques excessifs.
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Aménagement inadéquat des postes de travail.
Ces facteurs peuvent contribuer à l'apparition de troubles musculosquelettiques (TMS), notamment des tendinites, des douleurs lombaires et des atteintes aux articulations.
Quels équipements prévoir?
Contrairement aux risques chimiques ou aux accidents traumatiques, les risques ergonomiques nécessitent principalement des équipements de prévention et une organisation adaptée du travail.
Les solutions à considérer comprennent :
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Des chariots et des équipements d'aide à la manutention.
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Des tables et des postes de travail ajustables.
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Des accessoires ergonomiques adaptés aux tâches.
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Des dispositifs d'assistance au levage.
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Une trousse de premiers soins accessible.
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Des compresses froides instantanées pour certaines blessures aiguës mineures.
En cas de blessure musculaire importante, de douleur soudaine ou de limitation fonctionnelle, le travailleur doit interrompre l'activité et obtenir une évaluation appropriée.
Il faut également éviter de déplacer inutilement une personne lorsqu'une blessure grave à la colonne vertébrale est soupçonnée.
À retenir : les équipements de premiers soins permettent d'intervenir après une blessure, mais ils ne corrigent pas les causes d'un problème ergonomique. L'aménagement des postes et la réduction des contraintes physiques demeurent prioritaires.
La CNESST recommande notamment d'identifier les facteurs de risque ergonomiques en observant les tâches et en faisant participer les travailleurs à la démarche de prévention.
5. Les risques psychosociaux : prévoir aussi les urgences psychologiques
La santé et la sécurité du travail ne se limitent pas aux blessures physiques.
Les risques psychosociaux concernent les facteurs liés à l'organisation du travail, aux relations professionnelles et aux situations susceptibles d'affecter la santé psychologique des employés.
Ils peuvent être présents dans tous les secteurs d'activité, y compris les bureaux, les commerces, les établissements scolaires, les milieux industriels et les services d'urgence.
Exemples de dangers :
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Harcèlement psychologique ou sexuel.
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Violence physique ou verbale.
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Menaces et agressions.
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Exposition à un événement traumatique.
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Surcharge de travail.
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Manque de soutien organisationnel.
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Conflits professionnels persistants.
Quels équipements et ressources d'urgence prévoir?
Contrairement aux autres catégories, il n'existe pas de trousse matérielle universelle permettant de traiter une urgence psychologique.
L'entreprise doit plutôt prévoir des ressources humaines, des procédures et des moyens de communication adaptés.
Parmi les mesures pertinentes :
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Un protocole d'intervention en cas de violence ou de crise.
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Un système permettant de demander rapidement de l'aide.
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Des boutons d'alarme ou dispositifs d'alerte pour les postes exposés à des agressions, lorsque justifiés.
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Un espace calme et confidentiel permettant d'accueillir une personne en détresse.
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Une liste accessible des ressources d'aide psychologique.
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Un programme d'aide aux employés (PAE), lorsqu'il est offert.
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Une procédure de signalement et de prise en charge des situations de harcèlement ou de violence.
Il est également important de former les gestionnaires à reconnaître les situations nécessitant une intervention rapide.
Lorsqu'une personne présente une détresse psychologique importante, l'objectif est de lui offrir une présence sécurisante, de l'écouter sans jugement et de faciliter l'accès aux ressources appropriées.
Si une personne présente un danger immédiat pour elle-même ou pour autrui, il faut contacter le 911.
Au Québec, le 811, option 2 (Info-Social), permet également d'obtenir une intervention psychosociale. La ligne 9-8-8 est disponible au Canada pour les situations de crise suicidaire.
Depuis la modernisation du régime québécois de SST, les risques psychosociaux font explicitement partie des risques à considérer dans les démarches de prévention des employeurs.
6. Les risques liés à la sécurité : préparer l'entreprise aux accidents graves
Cette dernière catégorie concerne les situations pouvant provoquer directement un accident, notamment en raison de l'utilisation de machines, d'outils, de véhicules ou de conditions de travail dangereuses.
Elle est particulièrement importante dans les milieux industriels, les garages, les entrepôts, les chantiers de construction et les entreprises forestières.
Exemples de dangers :
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Chutes de hauteur.
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Coupures profondes.
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Écrasement d'un membre.
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Contact avec une machine en mouvement.
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Projection de matériaux.
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Accidents impliquant des véhicules.
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Incendies et explosions.
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Travail en espace clos.
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Glissades et chutes de plain-pied.
Quels équipements d'urgence prévoir?
Pour cette catégorie, les entreprises doivent porter une attention particulière à leur capacité d'intervenir rapidement lors d'une blessure traumatique.
Selon l'analyse des risques, les équipements supplémentaires à considérer comprennent :
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Une trousse de premiers soins adaptée au niveau de risque.
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Des pansements compressifs.
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Des gazes de compression.
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Des garrots tourniquets commerciaux adaptés aux hémorragies graves des membres.
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Des pansements hémostatiques, lorsque leur utilisation est prévue dans la formation des intervenants.
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Des attelles d'immobilisation.
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Des couvertures de protection thermique.
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Un défibrillateur externe automatisé (DEA).
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Des extincteurs adaptés aux risques d'incendie.
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Des moyens de communication d'urgence.
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Une civière ou du matériel d'évacuation lorsque les conditions de travail le justifient.
Une attention particulière doit être portée au contrôle des hémorragies.
Une blessure provoquée par une scie, une pièce métallique ou une machine industrielle peut entraîner une perte de sang importante en quelques minutes.
Une trousse de contrôle des hémorragies, distincte ou complémentaire à la trousse CNESST, peut donc représenter un ajout pertinent dans certains milieux à risque élevé.
Les secouristes doivent toutefois recevoir une formation appropriée pour utiliser ces équipements.
En présence d'une hémorragie grave, il faut appeler le 911, exercer une pression directe sur la plaie et utiliser les moyens de contrôle adaptés à la situation et à la formation reçue. Lorsqu'un garrot est posé pour une hémorragie potentiellement mortelle d'un membre, il ne doit pas être desserré par le secouriste en attendant les services d'urgence.
Le défibrillateur externe automatisé constitue également un équipement complémentaire important pour améliorer la préparation de l'entreprise à un arrêt cardiaque. Il ne remplace cependant ni la réanimation cardiorespiratoire (RCR), ni l'appel aux services d'urgence.
Enfin, les équipements spécialisés d'évacuation ou de sauvetage doivent être intégrés à un protocole adapté. Un travailleur ne doit jamais entrer dans un espace clos dangereux ou s'exposer à une machine encore en mouvement pour tenter un sauvetage improvisé.
La CNESST identifie notamment les chutes, les risques d'être frappé, coincé ou écrasé et plusieurs dangers graves associés aux équipements parmi ses priorités de prévention.
Trousse de premiers soins CNESST : comment choisir le bon modèle en 2026?
Une question revient fréquemment chez les employeurs : faut-il acheter une trousse différente pour chacune des six catégories de risques?
Non. Les six catégories de risques ne correspondent pas à six modèles de trousses de premiers soins.
Elles servent à identifier les dangers et à déterminer les mesures de prévention ainsi que les équipements d'urgence nécessaires.
Au Québec, le contenu minimal des trousses de premiers secours doit respecter les exigences réglementaires applicables et la norme CSA Z1220 qui y est incorporée.
Le choix du matériel dépend notamment du niveau de risque de l'établissement et du nombre de travailleurs présents par quart de travail.
La CNESST distingue notamment deux grandes catégories de trousses :
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Trousse de base : pour les milieux présentant un risque faible ou modéré.
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Trousse intermédiaire : pour les milieux présentant un risque élevé.
La quantité de matériel varie également selon le nombre de travailleurs. Les trousses doivent être facilement accessibles, maintenues propres, complètes et en bon état.
Il est important de préciser qu'une trousse conforme ne couvre pas automatiquement tous les besoins particuliers d'une entreprise. Un garage manipulant des produits corrosifs peut, par exemple, avoir besoin d'une installation de rinçage oculaire, tandis qu'un atelier utilisant des équipements de coupe peut bénéficier d'une trousse spécialisée en contrôle des hémorragies.
Ces équipements complémentaires doivent être déterminés à partir de l'évaluation réelle des dangers, et non uniquement du secteur d'activité.
Pour connaître les exigences applicables, consultez la page officielle de la CNESST :
Comment déterminer les équipements d'urgence nécessaires dans votre entreprise?
Pour éviter les achats inutiles et les oublis importants, il est recommandé d'effectuer une analyse structurée des risques présents dans chaque secteur de l'établissement.
Voici une démarche simple en six étapes.
1. Identifier les dangers présents dans chaque zone de travail. Examinez les machines, les produits chimiques, les tâches effectuées, les conditions environnementales et les situations pouvant entraîner des blessures.
2. Évaluer les conséquences possibles. Une coupure superficielle ne nécessite pas le même matériel qu'une hémorragie grave, une projection chimique ou une chute de hauteur.
3. Vérifier les équipements déjà disponibles. Examinez les trousses de premiers soins, les douches oculaires, les défibrillateurs et les autres dispositifs d'urgence.
4. Déterminer les équipements complémentaires nécessaires. Ajoutez le matériel spécialisé en fonction des dangers identifiés et des exigences réglementaires applicables.
5. Former les travailleurs et les secouristes. Un équipement d'urgence est réellement utile lorsque les personnes concernées savent où il se trouve et comment l'utiliser correctement.
6. Prévoir une inspection périodique. Vérifiez les dates d'expiration, les quantités, l'état du matériel, son accessibilité et le bon fonctionnement des dispositifs.
La CNESST propose notamment un outil permettant d'effectuer cette démarche selon les six types de risques professionnels.
Consultez son outil d'identification des risques
pour structurer votre évaluation.Médic Québec : des équipements de premiers soins adaptés aux risques de votre entreprise
Chaque milieu de travail présente des particularités. Une trousse adaptée à un bureau administratif ne répondra pas nécessairement aux besoins d'un garage mécanique, d'une usine ou d'un chantier de construction.
Chez Médic Québec, nous accompagnons les entreprises dans la sélection, l'inspection et la mise à jour de leurs équipements de premiers soins.
Nos services comprennent notamment la vérification et le réapprovisionnement des trousses de premiers soins, l'inspection des défibrillateurs externes automatisés et la fourniture de matériel spécialisé, comme les équipements de rinçage oculaire, les pansements compressifs et les trousses de contrôle des hémorragies.
Notre objectif est de vous aider à disposer d'équipements accessibles, fonctionnels et adaptés aux dangers présents dans votre établissement.
Que vous soyez responsable SST, gestionnaire ou propriétaire d'entreprise, une vérification périodique de votre matériel constitue une mesure simple pour améliorer votre préparation aux situations d'urgence.
Conclusion : une bonne préparation commence par l'identification des risques
Les six catégories de risques SST constituent un excellent point de départ pour améliorer la prévention des accidents du travail.
Qu'il s'agisse de risques chimiques, biologiques, physiques, ergonomiques, psychosociaux ou liés à la sécurité, chaque catégorie nécessite des mesures adaptées.
Une entreprise bien préparée ne se contente pas de posséder une trousse de premiers soins. Elle s'assure également que ses équipements correspondent aux dangers réels de son environnement, que ses travailleurs connaissent les procédures d'urgence et que son matériel demeure accessible et fonctionnel.
En 2026, profitez de votre démarche de prévention SST pour revoir l'ensemble de vos équipements d'urgence. Une inspection aujourd'hui peut faire une différence considérable lorsqu'un accident survient.
Sources et références
Les ressources suivantes permettent d'approfondir l'identification des risques et les exigences applicables au Québec :
-
CNESST – Identifier les risques du milieu de travail
-
CNESST – Outil d'identification des risques
-
CNESST – Matériel de premiers secours
-
CNESST – Modernisation du régime de santé et de sécurité du travail
-
CNESST – Risques psychosociaux liés au travail
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Pour plus d'informations sur les premiers secours en milieu de travail et les exigences de la CNESST, vous pouvez également consulter le site web de la CNESST : https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/prevention-securite/secourisme-en-milieu-travail/materiel-premiers-secours
